Mot Clé : transports

Infos pratiques

Date et horaires

Le mercredi 30 mai, à 20h

Le lieu

salle Jacques-Tati
12 bis rue Danès-de-Montardat

Comment s’y rendre ?

Train

RER A – Station « Saint-Germain-en-Laye » terminus
www.ratp.fr

Voiture

www.mappy.fr

Agrandir le plan



Un territoire à se réapproprier

La géographie d’une part, et l’histoire du site d’autre part – fortement liée à celle des rois de France – ont joué un rôle très puissant dans la constitution et le développement de la ville. Les 43 000 habitants de Saint-Germain-en-Laye se concentrent en quasi totalité dans la partie sud, le reste du territoire étant occupé par la forêt et la plaine agricole. Au nord, l’extension urbaine est limitée par la forêt, une limite désormais préservée, même si elle a subi une certaine pression urbaine depuis la fin du XIXème siècle : la construction du lotissement Pereire dans les années 1880, la gare de la Grand Ceinture sur le site des « lisières ferroviaires », le quartier de la garde républicaine Goupil, les voies du RER A à l’est ou encore la piscine olympique.

La Plaine de la Jonction constitue la limite ouest de la zone urbanisée. Ces territoires agricoles préservés font le lien entre la forêt de Saint-Germain et celle de Marly – ces terres furent achetées sous Napoléon pour permettre le passage du grand gibier entre les deux forêts. A l’Est, la limite communale correspond au coteau abrupt qui descend vers la Seine. Au Sud enfin, le tissu urbain se développe en continuité avec celui des communes voisines (Fourqueux, Mareil-Marly).

Le récit de leur territoire par les habitants est au moins aussi intéressant par les sujets qui apparaissent comme récurrents, que par ceux qui demeurent absents : la forêt est à peine évoquée, la plaine agricole absolument pas, ni la boucle de la Seine, les communes voisines ne sont citées que par de rares interviewés, alors que le rapport à Paris est omniprésent, et la transformation du quartier de Bel Air apparaît bien comme un projet structurant pour la ville dont est soulignée la rupture entre les quartiers nord et sud.

Une fragmentation du territoire multiple

Ainsi, le vaste territoire de Saint-Germain-en-Laye semble échapper en très grande partie à la ville et ses habitants, qui ne se le représentent que partiellement. La ville se dessine comme plusieurs plaques plus ou moins déconnectées les unes des autres :

  • Les quartiers sud (coteau du Bel Air, quartier Pontel et sous-Préfecture) ;
  • Les quartiers nord (le centre-ville historique et le domaine du château, les quartiers Alsace-Pereire et Bergette/ Debussy) ;
  • La forêt de Saint-Germain, elle-même segmentée par les infrastructures de transport et certains quartiers enclavés (camps militaires notamment) ;
  • La Plaine agricole s’étend en partie sur Achères et sur Saint-Germain. Elle est occupée principalement par la station d’épuration du SIAAP (Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne), qui est la plus importante station d’épuration d’Europe et la deuxième du monde après celle de Chicago.

Les raisons de cette fragmentation du territoire sont multiples. D’abord, si la géographie a contribué à façonner le cadre exceptionnel de la ville, elle participe néanmoins à créer certaines ruptures : les dénivelés très forts (40 mètres de dénivelés entre le plateau et le fond du thalweg), combinés à la présence de la route nationale 13, créent une forte coupure entre les quartiers nord et sud de la zone urbaine. La forêt par ailleurs, richesse indéniable du territoire, semble pour le moment mettre à distance entre elles les villes qui s’y adressent (Achères, Poissy, Saint-Germain, Maisons-Laffitte, Le Mesnil-le-Roi).

Un important morcellement foncier

Par ailleurs, ce vaste territoire de la commune de Saint-Germain-en-Laye échappe du point de vue de sa gestion à la Ville, du fait d’un important morcellement foncier :

  • La forêt est entièrement gérée par l’ONF ;
  • RFF (Réseau Ferré de France) possède un foncier important au niveau de la gare de Triage du Grand Cormier (plus de 100 hectares), sans compter les emprises ferrées qui traversent le territoire ;
  • La plaine agricole est propriété de la Ville de Paris et gérée presque entièrement par le SIAAP ;
  • Enfin, un certain nombre de camps militaires occupent la forêt (Camp des Loges, quartier Goupil, emprise de la Légion d’Honneur, camp Gallieni) et appartiennent à ce titre à l’Etat.

Faire la ville avec ce qui existe…

Faire à partir de ce qui existe, c’est d’abord mieux connaître les gens et les lieux. Au XXème siècle, les villes étaient forcément « nouvelles », les métropoles n’ont cessé de s’étendre au-delà de leurs limites. Parce que l’étalement des villes a, entre autres, pour conséquence un allongement devenu insupportable des temps de déplacements (et en Ile-de-France, des conditions de transports peu confortables)… Parce que l’urbanisation ne peut plus se faire sur les terres agricoles ou forestières, garantes d’une qualité de vie ; Mais aussi parce qu’une ville patrimonialisée, figée n’est pas vivable…

L’urbanisme du XXIème siècle ne cherche pas tant à étendre les villes qu’à porter une attention particulière à ce qui existe, pour mieux le réinventer, le réinterpréter, le transformer, le recomposer, le détourner…, sans perdre ce qui fait son identité.

Pour Saint-Germain, qui ne dispose plus de terres disponibles (sauf à grignoter la forêt ou les plaines agricoles), partir de l’existant est une évidence. Cela signifie par exemple :

  • REDECOUVRIR L’EAU : réouvrir le ru de Buzot aujourd’hui souterrain, emmener la forêt jusqu’à la Seine ;
  • INVESTIR LE FONCIER DISPONIBLE : les lisières ferroviaires ;
  • TRANSFORMER LES COUPURES EN LIAISONS : initier la reconfiguration de la RN13 en un boulevard plus urbain ;
  • DETOURNER LES LIEUX : reconvertir le site de l’hôpital ;
  • PLUS D’INTENSITE DANS LES QUARTIERS D’HABITAT INDIVIDUEL : une transformation douce pour une plus grande densité et une diversification des fonctions.


Un territoire à se réapproprier

La géographie d’une part, et l’histoire du site d’autre part – fortement liée à celle des rois de France – ont joué un rôle très puissant dans la constitution et le développement de la ville. Les 43 000 habitants de Saint-Germain-en-Laye se concentrent en quasi totalité dans la partie sud, le reste du territoire étant occupé par la forêt et la plaine agricole. Au nord, l’extension urbaine est limitée par la forêt, une limite désormais préservée, même si elle a subi une certaine pression urbaine depuis la fin du XIXème siècle : la construction du lotissement Pereire dans les années 1880, la gare de la Grand Ceinture sur le site des « lisières ferroviaires », le quartier de la garde républicaine Goupil, les voies du RER A à l’est ou encore la piscine olympique.

La Plaine de la Jonction constitue la limite ouest de la zone urbanisée. Ces territoires agricoles préservés font le lien entre la forêt de Saint-Germain et celle de Marly – ces terres furent achetées sous Napoléon pour permettre le passage du grand gibier entre les deux forêts. A l’Est, la limite communale correspond au coteau abrupt qui descend vers la Seine. Au Sud enfin, le tissu urbain se développe en continuité avec celui des communes voisines (Fourqueux, Mareil-Marly).

Le récit de leur territoire par les habitants est au moins aussi intéressant par les sujets qui apparaissent comme récurrents, que par ceux qui demeurent absents : la forêt est à peine évoquée, la plaine agricole absolument pas, ni la boucle de la Seine, les communes voisines ne sont citées que par de rares interviewés, alors que le rapport à Paris est omniprésent, et la transformation du quartier de Bel Air apparaît bien comme un projet structurant pour la ville dont est soulignée la rupture entre les quartiers nord et sud.

Une fragmentation du territoire multiple

Ainsi, le vaste territoire de Saint-Germain-en-Laye semble échapper en très grande partie à la ville et ses habitants, qui ne se le représentent que partiellement. La ville se dessine comme plusieurs plaques plus ou moins déconnectées les unes des autres :

  • Les quartiers sud (coteau du Bel Air, quartier Pontel et sous-Préfecture) ;
  • Les quartiers nord (le centre-ville historique et le domaine du château, les quartiers Alsace-Pereire et Bergette/ Debussy) ;
  • La forêt de Saint-Germain, elle-même segmentée par les infrastructures de transport et certains quartiers enclavés (camps militaires notamment) ;
  • La Plaine agricole s’étend en partie sur Achères et sur Saint-Germain. Elle est occupée principalement par la station d’épuration du SIAAP (Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne), qui est la plus importante station d’épuration d’Europe et la deuxième du monde après celle de Chicago.

Les raisons de cette fragmentation du territoire sont multiples. D’abord, si la géographie a contribué à façonner le cadre exceptionnel de la ville, elle participe néanmoins à créer certaines ruptures : les dénivelés très forts (40 mètres de dénivelés entre le plateau et le fond du thalweg), combinés à la présence de la route nationale 13, créent une forte coupure entre les quartiers nord et sud de la zone urbaine. La forêt par ailleurs, richesse indéniable du territoire, semble pour le moment mettre à distance entre elles les villes qui s’y adressent (Achères, Poissy, Saint-Germain, Maisons-Laffitte, Le Mesnil-le-Roi).

Un important morcellement foncier

Par ailleurs, ce vaste territoire de la commune de Saint-Germain-en-Laye échappe du point de vue de sa gestion à la Ville, du fait d’un important morcellement foncier :

  • La forêt est entièrement gérée par l’ONF ;
  • RFF (Réseau Ferré de France) possède un foncier important au niveau de la gare de Triage du Grand Cormier (plus de 100 hectares), sans compter les emprises ferrées qui traversent le territoire ;
  • La plaine agricole est propriété de la Ville de Paris et gérée presque entièrement par le SIAAP ;
  • Enfin, un certain nombre de camps militaires occupent la forêt (Camp des Loges, quartier Goupil, emprise de la Légion d’Honneur, camp Gallieni) et appartiennent à ce titre à l’Etat.

Faire la ville avec ce qui existe…

Faire à partir de ce qui existe, c’est d’abord mieux connaître les gens et les lieux. Au XXème siècle, les villes étaient forcément « nouvelles », les métropoles n’ont cessé de s’étendre au-delà de leurs limites. Parce que l’étalement des villes a, entre autres, pour conséquence un allongement devenu insupportable des temps de déplacements (et en Ile-de-France, des conditions de transports peu confortables)… Parce que l’urbanisation ne peut plus se faire sur les terres agricoles ou forestières, garantes d’une qualité de vie ; Mais aussi parce qu’une ville patrimonialisée, figée n’est pas vivable…

L’urbanisme du XXIème siècle ne cherche pas tant à étendre les villes qu’à porter une attention particulière à ce qui existe, pour mieux le réinventer, le réinterpréter, le transformer, le recomposer, le détourner…, sans perdre ce qui fait son identité.

Pour Saint-Germain, qui ne dispose plus de terres disponibles (sauf à grignoter la forêt ou les plaines agricoles), partir de l’existant est une évidence. Cela signifie par exemple :

  • REDECOUVRIR L’EAU : réouvrir le ru de Buzot aujourd’hui souterrain, emmener la forêt jusqu’à la Seine ;
  • INVESTIR LE FONCIER DISPONIBLE : les lisières ferroviaires ;
  • TRANSFORMER LES COUPURES EN LIAISONS : initier la reconfiguration de la RN13 en un boulevard plus urbain ;
  • DETOURNER LES LIEUX : reconvertir le site de l’hôpital ;
  • PLUS D’INTENSITE DANS LES QUARTIERS D’HABITAT INDIVIDUEL : une transformation douce pour une plus grande densité et une diversification des fonctions.

Infos pratiques

Date et horaires

Le mercredi 30 mai, à 20h

Le lieu

salle Jacques-Tati
12 bis rue Danès-de-Montardat

Comment s’y rendre ?

Train

RER A – Station « Saint-Germain-en-Laye » terminus
www.ratp.fr

Voiture

www.mappy.fr

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