Mot Clé : histoire

L’exposition

L’Exposition continue  à la Soucoupe

Après un mois et demi d’exposition au Centre administratif, l’exposition continue  du 1 avril au 5 mai 2012 au Centre administratif. Consultation sur place de l’étude urbaine des Ateliers Lion Architectes.

Horaires d’ouverture :

  • Le lundi de 14h à 19h
  • Le mardi de 9h à 12h et de 14h à 19h
  • Le mercredi de 9h à 12h et de 14h à 18h30
  • Le jeudi de 14h à 19h
  • Le vendredi de 9h à 12h et de 14h à 19h

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L’Exposition continue  au Centre administratif

Après un mois d’exposition au Manège Royal, l’exposition continue et va au devant de vous du 13 février au 31 mars 2012 au Centre administratif. Consultation sur place de l’étude urbaine des Ateliers Lion Architectes.

Horaires d’ouverture :

  • Le lundi de 8h30 à 12h et de 13h à 16h ;
  • du mardi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h à 17h30 ;
  • le samedi de 9h à 12h30.

Exposition au Manège Royal

Du 30 novembre au 23 décembre, le Manège Royal  a accueilli l’étude prospective urbaine réalisée par les Ateliers Lion ainsi que l’enquête audiovisuelle réalisée auprès de Saint-Germanois par l’agence Campana Eleb Sablic. Objectifs : mise en perspective et en débats des scénarii pour l’avenir de notre Ville et répondre collectivement à l’interrogation suivante « Que voulons-nous devenir ? »

L’exposition a fonctionné comme une agora invitant les habitants, les acteurs du territoire à débattre de Saint-Germain demain. Durant quatre semaines, les Saint-Germanois étaient invités à découvrir cette exposition au Manège Royal transformé pour l’occasion en un lieu de rencontre, d’information, de débats et d’échanges, selon trois axes principaux :

  1. Saint-Germain aujourd’hui et demain : mettre en lumière le territoire à l’échelle de la ville.
  2. Saint-Germain dans son environnement, la boucle de la Seine et sa forêt : comprendre le rapport entre notre ville, son environnement, les villes voisines et le regard qu’elles portent les unes sur les autres.
  3. Quel Grand Pari(s) pour Saint-Germain-en-Laye : établir la place de Saint-Germain-en-Laye dans le Grand Paris, au regard des dynamiques actuelles d’évolution de la métropole.

Au programme :

  • Une exposition de photos et de vidéos interview montrant les différentes facettes de Saint-Germain. Il s’agit de faire (re)découvrir le territoire, via ce travail photographique ;
  • Des panneaux grands formats qui permettront une réflexion et un cheminement personnel des visiteurs sur les différents thèmes abordés ;
  • Un espace numérique avec mise à disposition des visiteurs de 8 Ipad ;
  • Un cycle de 4 débats grand public sur les questions clefs avec notamment des experts et chercheurs reconnus : urbaniste architecte, géographe, paysagiste, économiste, sociologue, notamment Yves Lion, Frédéric Gilli, etc… Ils pourront ainsi réagir en résonance à la parole et l’expression des habitants venus débattre de la vision et de l’avenir de la ville. L’enquête filmée réalisée auprès de Saint-Germanois servira à lancer les débats et sera diffusée au début de chaque rencontre débat.

Le Manège : 

• Télécharger la plan du Manège en PDF

Autour de l’exposition 

Les témoignages :

Jean-François RIDEL, CommerçantSaint-Germain-en-Laye, première question, je vais vous dire Louis XIV, puisqu’il est né à Saint-Germain-en-Laye, le 27 septembre 1638. Je ne suis pas savant, c’est marqué sur le drapeau de la ville !
Céline LACOUTURE, Cadre en recherche d’emploiLe règne d’Henri IV, la guerre des religions, la naissance de Louis XIV à Saint-Germain-en-Laye également, les enfants de la royauté qui sont élevés à Saint-Germain. Historiquement, le château de Saint-Germain était construit sur cette terrasse parce que, effectivement, les rois, les reines voulaient que leurs enfants soient élevés au grand air, loin des épidémies de Paris.
L’Houssaine SARHANY, Demandeur d’emploiC’est le club de Paris Saint-Germain, le club PSG. Plus le château, le parc du château, tout ça.

• Voir tous les témoignages

Visites groupes, visites scolaires :

Toute visite en groupe nécessite une réservation préalable.

Merci d’adresser votre demande soit :

  • Par internet en cliquant ici ;
  • Par téléphone au 01 30 87 20 74 ;
  • Par télécopie au 01 30 87 20 75.


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Un territoire à se réapproprier

La géographie d’une part, et l’histoire du site d’autre part – fortement liée à celle des rois de France – ont joué un rôle très puissant dans la constitution et le développement de la ville. Les 43 000 habitants de Saint-Germain-en-Laye se concentrent en quasi totalité dans la partie sud, le reste du territoire étant occupé par la forêt et la plaine agricole. Au nord, l’extension urbaine est limitée par la forêt, une limite désormais préservée, même si elle a subi une certaine pression urbaine depuis la fin du XIXème siècle : la construction du lotissement Pereire dans les années 1880, la gare de la Grand Ceinture sur le site des « lisières ferroviaires », le quartier de la garde républicaine Goupil, les voies du RER A à l’est ou encore la piscine olympique.

La Plaine de la Jonction constitue la limite ouest de la zone urbanisée. Ces territoires agricoles préservés font le lien entre la forêt de Saint-Germain et celle de Marly – ces terres furent achetées sous Napoléon pour permettre le passage du grand gibier entre les deux forêts. A l’Est, la limite communale correspond au coteau abrupt qui descend vers la Seine. Au Sud enfin, le tissu urbain se développe en continuité avec celui des communes voisines (Fourqueux, Mareil-Marly).

Le récit de leur territoire par les habitants est au moins aussi intéressant par les sujets qui apparaissent comme récurrents, que par ceux qui demeurent absents : la forêt est à peine évoquée, la plaine agricole absolument pas, ni la boucle de la Seine, les communes voisines ne sont citées que par de rares interviewés, alors que le rapport à Paris est omniprésent, et la transformation du quartier de Bel Air apparaît bien comme un projet structurant pour la ville dont est soulignée la rupture entre les quartiers nord et sud.

Une fragmentation du territoire multiple

Ainsi, le vaste territoire de Saint-Germain-en-Laye semble échapper en très grande partie à la ville et ses habitants, qui ne se le représentent que partiellement. La ville se dessine comme plusieurs plaques plus ou moins déconnectées les unes des autres :

  • Les quartiers sud (coteau du Bel Air, quartier Pontel et sous-Préfecture) ;
  • Les quartiers nord (le centre-ville historique et le domaine du château, les quartiers Alsace-Pereire et Bergette/ Debussy) ;
  • La forêt de Saint-Germain, elle-même segmentée par les infrastructures de transport et certains quartiers enclavés (camps militaires notamment) ;
  • La Plaine agricole s’étend en partie sur Achères et sur Saint-Germain. Elle est occupée principalement par la station d’épuration du SIAAP (Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne), qui est la plus importante station d’épuration d’Europe et la deuxième du monde après celle de Chicago.

Les raisons de cette fragmentation du territoire sont multiples. D’abord, si la géographie a contribué à façonner le cadre exceptionnel de la ville, elle participe néanmoins à créer certaines ruptures : les dénivelés très forts (40 mètres de dénivelés entre le plateau et le fond du thalweg), combinés à la présence de la route nationale 13, créent une forte coupure entre les quartiers nord et sud de la zone urbaine. La forêt par ailleurs, richesse indéniable du territoire, semble pour le moment mettre à distance entre elles les villes qui s’y adressent (Achères, Poissy, Saint-Germain, Maisons-Laffitte, Le Mesnil-le-Roi).

Un important morcellement foncier

Par ailleurs, ce vaste territoire de la commune de Saint-Germain-en-Laye échappe du point de vue de sa gestion à la Ville, du fait d’un important morcellement foncier :

  • La forêt est entièrement gérée par l’ONF ;
  • RFF (Réseau Ferré de France) possède un foncier important au niveau de la gare de Triage du Grand Cormier (plus de 100 hectares), sans compter les emprises ferrées qui traversent le territoire ;
  • La plaine agricole est propriété de la Ville de Paris et gérée presque entièrement par le SIAAP ;
  • Enfin, un certain nombre de camps militaires occupent la forêt (Camp des Loges, quartier Goupil, emprise de la Légion d’Honneur, camp Gallieni) et appartiennent à ce titre à l’Etat.

Faire la ville avec ce qui existe…

Faire à partir de ce qui existe, c’est d’abord mieux connaître les gens et les lieux. Au XXème siècle, les villes étaient forcément « nouvelles », les métropoles n’ont cessé de s’étendre au-delà de leurs limites. Parce que l’étalement des villes a, entre autres, pour conséquence un allongement devenu insupportable des temps de déplacements (et en Ile-de-France, des conditions de transports peu confortables)… Parce que l’urbanisation ne peut plus se faire sur les terres agricoles ou forestières, garantes d’une qualité de vie ; Mais aussi parce qu’une ville patrimonialisée, figée n’est pas vivable…

L’urbanisme du XXIème siècle ne cherche pas tant à étendre les villes qu’à porter une attention particulière à ce qui existe, pour mieux le réinventer, le réinterpréter, le transformer, le recomposer, le détourner…, sans perdre ce qui fait son identité.

Pour Saint-Germain, qui ne dispose plus de terres disponibles (sauf à grignoter la forêt ou les plaines agricoles), partir de l’existant est une évidence. Cela signifie par exemple :

  • REDECOUVRIR L’EAU : réouvrir le ru de Buzot aujourd’hui souterrain, emmener la forêt jusqu’à la Seine ;
  • INVESTIR LE FONCIER DISPONIBLE : les lisières ferroviaires ;
  • TRANSFORMER LES COUPURES EN LIAISONS : initier la reconfiguration de la RN13 en un boulevard plus urbain ;
  • DETOURNER LES LIEUX : reconvertir le site de l’hôpital ;
  • PLUS D’INTENSITE DANS LES QUARTIERS D’HABITAT INDIVIDUEL : une transformation douce pour une plus grande densité et une diversification des fonctions.


L’étude

Avec sa situation géographique si particulière, entre Seine et forêt, Saint-Germain-en-Laye occupe une place à part dans le Grand Paris : la Grande Terrasse, qui domine tout l’ouest parisien, joue un rôle stratégique pour l’organisation du regard sur la métropole, et ce lieu si populaire ne manquera pas de faire partie de l’ensemble des signaux que la capitale peut émettre !

Car ce site chargé d’histoire possède un atout majeur : il semble capable de se confronter à la réalité urbaine de la ville-monde sans perdre son identité. Et c’est notamment cette qualité qui peut lui permettre de participer aux actions de transformation de la région parisienne dans les prochaines années.

Dès lors, quel Saint-Germain pour demain ?

La matière présentée ici n’a pas pour vocation de se concrétiser dans un projet urbain — et c’est bien là l’originalité de cette question de l’avenir posée par la Ville ! — mais cherche plutôt à proposer une vision possible de l’évolution des modes de vie, des manières d’habiter et de se déplacer, de la place de Saint-Germain dans la région parisienne…

Nous sommes ainsi partis à la découverte de la ville : à travers notre propre appréhension du territoire en tant qu’urbanistes, architectes, géographes… ; à travers un reportage photographique ; à travers la perception des habitants et des actifs interrogés sur leur territoire par l’agence Campana Eleb Sablic.

S’interroger sur le futur visage de Saint-Germain implique en effet de porter un regard attentif aux lieux, car cet avenir ne peut se construire qu’à partir de ce qui existe déjà : nous avons ainsi imaginé la transformation de la route nationale 13 en une route plus urbaine, support d’un développement économique. Partir de l’existant, c’est aussi replacer la forêt au centre d’un territoire qui s’adresse à elle. Car dans le futur où, plus que jamais, ville, nature et infrastructure seront indissociables, le dialogue de la ville de Saint-Germain avec sa forêt guidera le développement de ce territoire dans le Grand Paris.

À partir des quelques pistes de réflexion que nous livrons ici, nous vous invitons ainsi à redécouvrir votre territoire et à vous poser cette même question : quel Saint-Germain voulez-vous pour demain ?

Yves Lion et André Campana.

Quel Saint-Germain demain ? Partie 1 

Quel Saint-Germain demain ? Partie 2 

ATELIERS LION ASSOCIÉS
Architecture, urbanisme, stratégie territoriale et urbaine, problématiques environnementales, scénographie et graphisme
29 bis rue Didot
75014 Paris
Tél. : 01 45 43 27 42
Fax : 01 45 43 82 41
Mail : contact@atelierslion.com
www.atelierslion.com

CAMPANA ELEB SABLIC
Conseil stratégique, études qualitatives, production audiovisuelle, organisation d’évènements, création de Web TV
27 rue de la Rochefoucauld
75009 Paris
Tél. : 01 49 54 87 87
Fax : 01 49 54 87 89
Mail : campana.eleb@wanadoo.fr
www.campanaelebsablic.com



L’étude

Avec sa situation géographique si particulière, entre Seine et forêt, Saint-Germain-en-Laye occupe une place à part dans le Grand Paris : la Grande Terrasse, qui domine tout l’ouest parisien, joue un rôle stratégique pour l’organisation du regard sur la métropole, et ce lieu si populaire ne manquera pas de faire partie de l’ensemble des signaux que la capitale peut émettre !

Car ce site chargé d’histoire possède un atout majeur : il semble capable de se confronter à la réalité urbaine de la ville-monde sans perdre son identité. Et c’est notamment cette qualité qui peut lui permettre de participer aux actions de transformation de la région parisienne dans les prochaines années.

Dès lors, quel Saint-Germain pour demain ?

La matière présentée ici n’a pas pour vocation de se concrétiser dans un projet urbain — et c’est bien là l’originalité de cette question de l’avenir posée par la Ville ! — mais cherche plutôt à proposer une vision possible de l’évolution des modes de vie, des manières d’habiter et de se déplacer, de la place de Saint-Germain dans la région parisienne…

Nous sommes ainsi partis à la découverte de la ville : à travers notre propre appréhension du territoire en tant qu’urbanistes, architectes, géographes… ; à travers un reportage photographique ; à travers la perception des habitants et des actifs interrogés sur leur territoire par l’agence Campana Eleb Sablic.

S’interroger sur le futur visage de Saint-Germain implique en effet de porter un regard attentif aux lieux, car cet avenir ne peut se construire qu’à partir de ce qui existe déjà : nous avons ainsi imaginé la transformation de la route nationale 13 en une route plus urbaine, support d’un développement économique. Partir de l’existant, c’est aussi replacer la forêt au centre d’un territoire qui s’adresse à elle. Car dans le futur où, plus que jamais, ville, nature et infrastructure seront indissociables, le dialogue de la ville de Saint-Germain avec sa forêt guidera le développement de ce territoire dans le Grand Paris.

À partir des quelques pistes de réflexion que nous livrons ici, nous vous invitons ainsi à redécouvrir votre territoire et à vous poser cette même question : quel Saint-Germain voulez-vous pour demain ?

Yves Lion et André Campana.

Quel Saint-Germain demain ? Partie 1 

Quel Saint-Germain demain ? Partie 2 

ATELIERS LION ASSOCIÉS
Architecture, urbanisme, stratégie territoriale et urbaine, problématiques environnementales, scénographie et graphisme
29 bis rue Didot
75014 Paris
Tél. : 01 45 43 27 42
Fax : 01 45 43 82 41
Mail : contact@atelierslion.com
www.atelierslion.com

CAMPANA ELEB SABLIC
Conseil stratégique, études qualitatives, production audiovisuelle, organisation d’évènements, création de Web TV
27 rue de la Rochefoucauld
75009 Paris
Tél. : 01 49 54 87 87
Fax : 01 49 54 87 89
Mail : campana.eleb@wanadoo.fr
www.campanaelebsablic.com

Un territoire à se réapproprier

La géographie d’une part, et l’histoire du site d’autre part – fortement liée à celle des rois de France – ont joué un rôle très puissant dans la constitution et le développement de la ville. Les 43 000 habitants de Saint-Germain-en-Laye se concentrent en quasi totalité dans la partie sud, le reste du territoire étant occupé par la forêt et la plaine agricole. Au nord, l’extension urbaine est limitée par la forêt, une limite désormais préservée, même si elle a subi une certaine pression urbaine depuis la fin du XIXème siècle : la construction du lotissement Pereire dans les années 1880, la gare de la Grand Ceinture sur le site des « lisières ferroviaires », le quartier de la garde républicaine Goupil, les voies du RER A à l’est ou encore la piscine olympique.

La Plaine de la Jonction constitue la limite ouest de la zone urbanisée. Ces territoires agricoles préservés font le lien entre la forêt de Saint-Germain et celle de Marly – ces terres furent achetées sous Napoléon pour permettre le passage du grand gibier entre les deux forêts. A l’Est, la limite communale correspond au coteau abrupt qui descend vers la Seine. Au Sud enfin, le tissu urbain se développe en continuité avec celui des communes voisines (Fourqueux, Mareil-Marly).

Le récit de leur territoire par les habitants est au moins aussi intéressant par les sujets qui apparaissent comme récurrents, que par ceux qui demeurent absents : la forêt est à peine évoquée, la plaine agricole absolument pas, ni la boucle de la Seine, les communes voisines ne sont citées que par de rares interviewés, alors que le rapport à Paris est omniprésent, et la transformation du quartier de Bel Air apparaît bien comme un projet structurant pour la ville dont est soulignée la rupture entre les quartiers nord et sud.

Une fragmentation du territoire multiple

Ainsi, le vaste territoire de Saint-Germain-en-Laye semble échapper en très grande partie à la ville et ses habitants, qui ne se le représentent que partiellement. La ville se dessine comme plusieurs plaques plus ou moins déconnectées les unes des autres :

  • Les quartiers sud (coteau du Bel Air, quartier Pontel et sous-Préfecture) ;
  • Les quartiers nord (le centre-ville historique et le domaine du château, les quartiers Alsace-Pereire et Bergette/ Debussy) ;
  • La forêt de Saint-Germain, elle-même segmentée par les infrastructures de transport et certains quartiers enclavés (camps militaires notamment) ;
  • La Plaine agricole s’étend en partie sur Achères et sur Saint-Germain. Elle est occupée principalement par la station d’épuration du SIAAP (Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne), qui est la plus importante station d’épuration d’Europe et la deuxième du monde après celle de Chicago.

Les raisons de cette fragmentation du territoire sont multiples. D’abord, si la géographie a contribué à façonner le cadre exceptionnel de la ville, elle participe néanmoins à créer certaines ruptures : les dénivelés très forts (40 mètres de dénivelés entre le plateau et le fond du thalweg), combinés à la présence de la route nationale 13, créent une forte coupure entre les quartiers nord et sud de la zone urbaine. La forêt par ailleurs, richesse indéniable du territoire, semble pour le moment mettre à distance entre elles les villes qui s’y adressent (Achères, Poissy, Saint-Germain, Maisons-Laffitte, Le Mesnil-le-Roi).

Un important morcellement foncier

Par ailleurs, ce vaste territoire de la commune de Saint-Germain-en-Laye échappe du point de vue de sa gestion à la Ville, du fait d’un important morcellement foncier :

  • La forêt est entièrement gérée par l’ONF ;
  • RFF (Réseau Ferré de France) possède un foncier important au niveau de la gare de Triage du Grand Cormier (plus de 100 hectares), sans compter les emprises ferrées qui traversent le territoire ;
  • La plaine agricole est propriété de la Ville de Paris et gérée presque entièrement par le SIAAP ;
  • Enfin, un certain nombre de camps militaires occupent la forêt (Camp des Loges, quartier Goupil, emprise de la Légion d’Honneur, camp Gallieni) et appartiennent à ce titre à l’Etat.

Faire la ville avec ce qui existe…

Faire à partir de ce qui existe, c’est d’abord mieux connaître les gens et les lieux. Au XXème siècle, les villes étaient forcément « nouvelles », les métropoles n’ont cessé de s’étendre au-delà de leurs limites. Parce que l’étalement des villes a, entre autres, pour conséquence un allongement devenu insupportable des temps de déplacements (et en Ile-de-France, des conditions de transports peu confortables)… Parce que l’urbanisation ne peut plus se faire sur les terres agricoles ou forestières, garantes d’une qualité de vie ; Mais aussi parce qu’une ville patrimonialisée, figée n’est pas vivable…

L’urbanisme du XXIème siècle ne cherche pas tant à étendre les villes qu’à porter une attention particulière à ce qui existe, pour mieux le réinventer, le réinterpréter, le transformer, le recomposer, le détourner…, sans perdre ce qui fait son identité.

Pour Saint-Germain, qui ne dispose plus de terres disponibles (sauf à grignoter la forêt ou les plaines agricoles), partir de l’existant est une évidence. Cela signifie par exemple :

  • REDECOUVRIR L’EAU : réouvrir le ru de Buzot aujourd’hui souterrain, emmener la forêt jusqu’à la Seine ;
  • INVESTIR LE FONCIER DISPONIBLE : les lisières ferroviaires ;
  • TRANSFORMER LES COUPURES EN LIAISONS : initier la reconfiguration de la RN13 en un boulevard plus urbain ;
  • DETOURNER LES LIEUX : reconvertir le site de l’hôpital ;
  • PLUS D’INTENSITE DANS LES QUARTIERS D’HABITAT INDIVIDUEL : une transformation douce pour une plus grande densité et une diversification des fonctions.

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L’Exposition continue  à la Soucoupe

Après un mois et demi d’exposition au Centre administratif, l’exposition continue  du 1 avril au 5 mai 2012 au Centre administratif. Consultation sur place de l’étude urbaine des Ateliers Lion Architectes.

Horaires d’ouverture :

  • Le lundi de 14h à 19h
  • Le mardi de 9h à 12h et de 14h à 19h
  • Le mercredi de 9h à 12h et de 14h à 18h30
  • Le jeudi de 14h à 19h
  • Le vendredi de 9h à 12h et de 14h à 19h

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L’Exposition continue  au Centre administratif

Après un mois d’exposition au Manège Royal, l’exposition continue et va au devant de vous du 13 février au 31 mars 2012 au Centre administratif. Consultation sur place de l’étude urbaine des Ateliers Lion Architectes.

Horaires d’ouverture :

  • Le lundi de 8h30 à 12h et de 13h à 16h ;
  • du mardi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h à 17h30 ;
  • le samedi de 9h à 12h30.

Exposition au Manège Royal

Du 30 novembre au 23 décembre, le Manège Royal  a accueilli l’étude prospective urbaine réalisée par les Ateliers Lion ainsi que l’enquête audiovisuelle réalisée auprès de Saint-Germanois par l’agence Campana Eleb Sablic. Objectifs : mise en perspective et en débats des scénarii pour l’avenir de notre Ville et répondre collectivement à l’interrogation suivante « Que voulons-nous devenir ? »

L’exposition a fonctionné comme une agora invitant les habitants, les acteurs du territoire à débattre de Saint-Germain demain. Durant quatre semaines, les Saint-Germanois étaient invités à découvrir cette exposition au Manège Royal transformé pour l’occasion en un lieu de rencontre, d’information, de débats et d’échanges, selon trois axes principaux :

  1. Saint-Germain aujourd’hui et demain : mettre en lumière le territoire à l’échelle de la ville.
  2. Saint-Germain dans son environnement, la boucle de la Seine et sa forêt : comprendre le rapport entre notre ville, son environnement, les villes voisines et le regard qu’elles portent les unes sur les autres.
  3. Quel Grand Pari(s) pour Saint-Germain-en-Laye : établir la place de Saint-Germain-en-Laye dans le Grand Paris, au regard des dynamiques actuelles d’évolution de la métropole.

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Jean-François RIDEL, CommerçantSaint-Germain-en-Laye, première question, je vais vous dire Louis XIV, puisqu’il est né à Saint-Germain-en-Laye, le 27 septembre 1638. Je ne suis pas savant, c’est marqué sur le drapeau de la ville !
Céline LACOUTURE, Cadre en recherche d’emploiLe règne d’Henri IV, la guerre des religions, la naissance de Louis XIV à Saint-Germain-en-Laye également, les enfants de la royauté qui sont élevés à Saint-Germain. Historiquement, le château de Saint-Germain était construit sur cette terrasse parce que, effectivement, les rois, les reines voulaient que leurs enfants soient élevés au grand air, loin des épidémies de Paris.
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